BlogRead the Latest News

 

 

Roberto López-Moreno

YVES BONNEFOY

Traduction par Miguel Ángel Real

 

(Les passages en italiques sont en français dans l'original, N.d.T.)

 

 

 

Et l'oiseau à nouveau se hissera dans son vol.

 

Pas des lettres gauloises, du cyrillique

il est descendu aux bourgeons,

des instants partagés sur les rives du Drim,

et en 80 je me joignais à son hommage du monde.

Le sol vert, l'eau claire,

jaillissant comme un vers qui monde veut monde.

Une accolade du 23 jusqu'à Struga, et la photographie

qui capturait une feuille toute récente de fois de calendrier. 99 certains.

J'ai toujours dit : (les mathématiques et la poésie...)

Maintenant -dans l'après forcé de ce maintenant- l'oiseau

se portera au-devant de nos têtes,

il descendra l'aile inévitable à nos tempes

comme le premier cyrillique aux bourgeons ,

nous aurons, cependant, Yves Bonnefoy,

j'aurai

cet instant capturé dans l'encre polychrome,

vous (tu) dans la pierre écrite, dans la pierre écrite. Immortalisée.

Et l'oiseau à nouveau.

 

 

 

 

 

LA LUNE SUR LA SEINE

 

La lune, d'en haut,

flotte sur la Seine,

(le fleuve, avec la lune, flotte dans le ciel).

Je suis à peine sur le pont

un paquet de cellules

prisonnier entre débit, hauteur et débit,

entre émotion et cause,

entre cet aujourd'hui

de verbe de projecteur de petit bateau de touriste

et un long et dense passé qui sent

les pages de la poussière.

Depuis quelles ombres du temps et de la distance

celle-ci, sur le Pont Sully?

Quelle autre ombre après moi

inventera la très ancienne légende ?

En haut, la lune observe à nouveau...

 

 

 

YVES BONNEFOY

Roberto López Moreno.

 

 

 

 

 

 

Y el ave de nuevo se alzará en su vuelo.

 

 

 

No de letra gala, del cirílico

 

descendió a las yemas,

 

de instantes compartidos a la orilla del Drim,

 

sumado yo en 80 del orbe en su homenaje.

 

El piso verde, el agua clara,

 

brotando como verso que mundo quiere mundo.

 

Un abrazo del 23 hasta Struga, y la fotografía

 

capturando hoja recientísima de veces calendarias. 99 unos.

 

Siempre dije: (las matemáticas y la poesía...)...

 

Ahora –en el después forzoso de este ahora- l’oiseau

 

Se portera au-devant de nos tétes,

 

descenderá el ala inevitable a nuestras sienes

 

como el primer cirílico a las yemas,

 

tendremos, no obstante, Yves Bonnefoy,

 

tendré

 

este instante capturado en tinta policroma,

 

usted (tú) en la piedra escrita, dans le pierre écrite. Inmortalizada.

 

Y el ave de nuevo.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LUNA SOBRE EL SENA

 

La luna, desde arriba,

 

flota sobre el Sena,

 

(el río, con luna, en el cielo flota).

 

Yo soy apenas sobre el puente

 

un atado de células

 

capturado entre cauce, altura y cauce,

 

entre emoción y causa,

 

entre este hoy

 

de verbo de foco de barquito de turista

 

y un largo y denso pasado con olor

 

a páginas del polvo.

 

¿Desde qué sombras del tiempo y la distancia,

 

ésta, sobre le pont Sully?

 

¿Qué otra sombra después de mí

 

inventará la antiquísima leyenda?

 

Arriba, la luna, observa nuevamente...

 

 

 

YANNICK TORLINI

Extractos de “CE N'EST RIEN”, Ed. Tarmac, Nancy, Francia, 2017

Traducción de Miguel Ángel Real

 

que tout sème, que tout disjoigne. que tout atteigne à la perfection bancale. que tout sème et atteigne que tout soit cible.

 

que tout soit la cible des jours creux et des espoirs entamés.

 

que tout soit bancal dans ce monde trop stable.

 

que tout hurle, que tout soit voix. que des nuits émergent les syllabes jamais prononcées, que des ombres et des steppes essaime la langue sans langues.

 

que tout soit lisse ou rugueux, que tout soit droit ou courbe, que des angoisses viennent les jours fertiles et heureux.

 

que tout soit. que tout soit absolument dans ce monde.

 

je n'ai pas su que l'instant n'était qu'un instant. je n'ai pas su la lente mais irrémédiable fin des jours lumineux.

 

je n'ai pas su que ma peau finissait à l'endroit de ce monde.

 

 

 

 

**

 

 

nous avançons loin au-devant de nous-mêmes égarés, rien ne s'envole,loin au-devant et un poids entre les côtes.

 

nous avançons égarés la chair vide d'elle-même, comme un poids loin au-devant de nous-mêmes. entre les côtes.

 

nous avançons. nous avançons lourds entre les côtes nous avançons lourds.

 

de tout ce qui devient corps tu vois, de tout ce qui devient nous nous perdons.

 

dans les immeubles, les parkings, les rues, les gares, les stations de métro, les routes, les trottoirs, les frontières, les continents, les désastres d'hommes.

 

chaque désastre à mesure d'homme.

 

 

 

**

 

 

je ne comprenais plus rien de la langue plus rien de l'éveil et du sommeil, plus rien de ce monde sans moi.

 

plus rien de l'absurde nécessité du cheminement, l'absurde nécessité d'entasser une langue dans chaque instant.

 

je ne comprenais plus. je voulais que plus rien ne soit compris.

 

lorsque le sol ne tenait pas. lorsque la pluie ne cessait. lorsque le corps s'éteignait. lorsque les mains ne saisissaient plus.

 

lorsque les regards se perdaient. lorsque l'amour disparaissait.

lorsque la violence envahissait tout. lorsque les arbres les racines les plantes les pierres.

 

lorsque les animaux les insectes les êtres minuscules.

 

lorsque tout de ce monde me disait de cesser.

 

je ne comprenais plus. le corps a tenu ténu pourtant. le corps a tenu c'est un fait.

 

 

 

 

 

 

 

YANNICK TORLINI

 Extractos de “CE N'EST RIEN”, Ed. Tarmac, Nancy, Francia, 2017

 Traducción de Miguel Ángel Real

 

 

 

 

que todo siembre, que todo desglose, que todo alcance la perfección coja, que todo siembre y alcance que todo sea blanco.

 

que todo sea blanco de los días huecos y de las esperanzas desgastadas.

 

que todo sea cojo en este mundo demasiado estable.

 

que todo grite, que todo sea voz, que de las noches emerjan las sílabas nunca pronunciadas, que de las sombras y de las estepas enjambre la lengua sin lenguas.

 

que todo sea liso o rugoso, que todo sea recto o curvo, que de las angustias vengan los días fértiles y dichosos.

 

que todo sea, que todo sea absolutamente en este mundo.

 

yo no supe que el instante no era sino un instante. yo no supe el lento pero irremediable fin de los días luminosos.

 

yo no supe que mi piel terminaba en el lugar de este mundo.

 

 

 

**

 

 

avanzamos lejos al encuentro de nosotros mismos perdidos, nada abre el vuelo, lejos al encuentro y un peso entre las costillas.

 

avanzamos perdidos con la carne vacía de sí misma, como un peso lejos por delante de nostros mismos. entre las costillas.

 

avanzamos. avanzamos pesados entre las costillas avanzamos pesados.

 

de todo lo que se vuelve cuerpo ves, de todo lo que se vuelve nos perdemos.

 

en los inmuebles, los aparcamientos, las calles, las estaciones, las estaciones de metro, las carreteras, las aceras, las fronteras, los continentes, los desastres de los hombres.

 

cada desastre a medida de hombre.

 

 

**

 

 

yo ya no comprendía nada de la lengua ya nada del despertar y del sueño, ya nada de este mundo sin mí.

 

ya nada de la absurda necesidad del recorrido, la absurda necesidad de amontonar una lengua en cada instante.

 

ya no comprendía. quería que ya nada fuera comprendido.

 

cuando el suelo no resistía. cuando la lluvia no cesaba. cuando el cuerpo se apagaba. cuando las manos ya no agarraban.

 

cuando las miradas se perdían. cuando el amor desaparecía. cuando la violencia lo invadía todo. cuando los árboles las raíces las plantas las piedras.

 

cuando los animales los insectos los seres minúsculos.

 

cuando todo de este mundo me decía que cesara.

 

ya no comprendía. sin embargo el cuerpo tenue ha resistido. el cuerpo ha resistido es un hecho.

 

 

 

 

 

 

GREGORIO MUELAS BERMÚDEZ

Traduction par Miguel Ángel Real

REFUTATION D'ORNEMENT

 

 

 

Après Auschwitz,

enfer parmi les fleurs de la Pologne,

où ma mort chevauchait débridée,

implacable, irrationnelle, rancunière,

et où s'entassait l'espoir

le jour de la libération.

 

Après Auschwitz

on écrit de la poésie

comme un acte de civilisation

contre la soumission et la barbarie

pour savoir que le temps ne lèche

que les blessures superficielles,

et que l'oubli engendre des erreurs.

 

Après Auschwitz

on écrit de la poésie

pour dire avec un écho inapaisable

que la mort n'est pas la seule issue.

 

 

SCHUBERT PARK

 

Alors le silence se fit.

Ce fut un jours de mars, à Vienne,

en mille huit cent vingt-sept.

 

Ludwig van se trouvait au piano

à composer sa dixième symphonie,

quand le néant lui dit à l'oreille :

la musique est finie.

 

Et ces dernières mesures

se sont perdues dans la nuit

comme une ode à la tristesse.

 

Maintenant on n'entend que l'allegro

du vent qui berce les cyprès

dans Schubert Park.

 

 

 

 

 

 

EPITAPHE VENITIENNE

 

A Joseph Brodsky, San Michele

 

La place est vide,

les lampadaires s'éteignent doucement.

Une nuit noire

menace les angles de l'eau

où s'entassent les restes d'ordures

des marchands et des touristes.

 

Dans ce labyrinthe de canaux,

où colonnes, portiques et statues

martyrisent mes pupilles grises,

tout s'estompe comme un rêve

marqué par la double beauté d'un paysage

capable de se passer de moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

GREGORIO MUELAS BERMÚDEZ

REFUTACIÓN A ADORNO

 

 

 

 

 

 

Después de Auschwitz,

infierno entre las flores de Polonia,

donde la Muerte cabalgaba desbocada,

inmisericorde, irracional, rencorosa,

y donde se hacinaba la esperanza

en el día de la liberación.

 

Después de Auschwitz

se escribe poesía

como un acto de civilización

contra la sumisión y la barbarie

para saber que el tiempo sólo lame

las heridas superficiales,

y que el olvido engendra errores.

 

Después de Auschwitz

se escribe poesía

para decir con eco inextingible

que la muerte no es la única salida.

 

De Un fragmento de eternidad (Editorial Germanía, 2014)

 

 

 

 

SCHUBERT PARK

 

Entonces se hizo el silencio.

Fue un día de marzo, en Viena,

el año mil ochocientos veintisiete.

 

Ludwig van se encontraba en el piano

componiendo su décima sinfonía,

cuando la nada le dijo al oído:

la música ha terminado.

 

Y esos últimos compases

se perdieron en la noche

como una oda a la tristeza.

 

Ahora sólo se escucha el allegro

del viento que mece los cipreses

en Schubert Park.

 

De Un fragmento de eternidad (Editorial Germanía, 2014)

 

 

 

 

 

EPITAFIO VENECIANO

 

A Joseph Brodsky, San Michele

 

La plaza está vacía,

las farolas se apagan lentamente.

Una noche cerrada

amenaza los ángulos del agua

donde se hacinan restos de basura

de mercaderes y turistas.

 

En este laberinto de canales,

donde columnas, pórticos y estatuas

martirizan a mis grises pupilas,

todo se difumina como un sueño

marcado por la doble belleza de un paisaje

capaz de prescindir de mí.

 

De Estado de acedia.

 

(Inédito)

Viernes, 25 Mayo 2018 05:27

TEOREMA José N. Méndez

 

 

TEOREMA

 

José N. Méndez

 

 

Y de tantas veces

elevado a la misma potencia,

tu alma dividida

y tu dignidad quitada;

maldito por nadie mas que por sí mismo

aquel que no escucha.

 

Al final fuiste insuficiente;

Sembradío de la caricia inquieta.

 

Tal vez es la fuga de ese silencio

en el ojo del gato

y una murmuración

extraviada en los cobertores del hotel

o el vacío y el silencio

apareándose y eyaculando distancias

justo donde era menos probable

que algo tan parecido a un adiós

y que no termina de serlo: emergiera

o tal vez uno se repite varias veces

que el adiós no lo es

y se traga su propia mentira

y por un rato le sabe bien,

no hay una incógnita qué despejar

y no se involucran los más antiguos sabios.

 

Entonces no existe…

Sí, es eso: no existe ni silencio, ni gato, ni semen en la sábana

ni llanto, ni labio pariendo sangre

y quizás ni tú ni yo estemos aquí

pronunciando lo que ya sabemos que duele, Raziel.

 

Porque después de todo no fue un adiós

ni parecía serlo

entonces no hay incógnita

ni variable

y se anulan las fuerzas

y las leyes

y las más antiguas ciencias

y ningún verbo punzante puede ser disparado

en pleno paseo por la Alameda

a las tantas de la mañana.

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Lunes, 21 Mayo 2018 02:47

MUJER DEL FIN DEL MUNDO / EL SEIS /

 

 

MUJER DEL FIN DEL MUNDO

EL SEIS

 

Llega vestida de luces fosforescentes

Adornado su cabello con flores

de azahares aromáticos

Una diadema de lunas extraviadas

adereza su testa soñadora

Mientras tiembla de puro placer desmedido

un guayabo lejano

que arroja frutos exquisitos

y deja un sendero al paraíso derretido

Es su rostro un cielo explosivo

que arroja estrellas sonrientes

y miles de miradas lascivas

que derriten de pasión

hasta al monje más estoico

Tiene violetas en sus trémulos labios

que florecen vigorosas

cuando otorga ramos de besos

entre los jardines de sus muchos

devotos enamorados

Cuando camina no lo hace como los mortales

ella vuela sobre los árboles inquietos

se convierte en pájaros peregrinos

que desaparecen en los huertos privados

de los hombres desnudos.

 

 

Ella tiene en su boca de ensueño

el océano de mis besos

y hasta ciertos mares furiosos

de mis amores...

Y me maldice cuando llega la noche

y estoy sobre el ebrio tejado

danzando

y ella ronronea mi presencia.

Es mi gata en celo

yo su amante lejano

ausente

ebrio

loco

que suspira sus uñas afiladas

mientras me lamo el pelo

con mi lengua áspera.

Soy felino púrpura

visitando las palomas blancas

para "violarlas".

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Sábado, 19 Mayo 2018 07:29

Mientras imagino / Mariana Ossa /

 

 

Mientras imagino

Mariana Ossa

Mientras imagino

Mariana Ossa

 

 

 

A veces imagino

una ciudad llena de cantos de sirena

hipnotizada, sonriente

con pájaros encima de los techos

haciendo de despertador

 

A veces imagino

un amor de dioses

iluminando esa ciudad

bajando lunas

para cada habitación

 

A veces imagino

niños pintados de mar

que no se ahogan

sacando estrellas

desde el fondo

 

A veces miro

y se me pierde la ciudad

mientras imagino.

 

 

Abrazos

                 A Daniel López

 

Hay abrazos que se parecen

A una estrella titilando

En los ojos de la noche

A una hoja que está por

Caer pero se aferra a

Ese árbol que es su vida.

 

Hay palabras que no necesitan decirse

Cuando hay abrazos que las desarman

Y se quedan mudos de existencia. 

 

Quién ha sentido esos abrazos

Sabe que entre el cielo, la naturaleza

Y el silencio

No hay distancia

Son

      un sólo misterio.

 

 

Instantes

 

En un aguacero
el niño que se queda a saltar charcos
y ver su reflejo en ellos.

En un temblor 
quien se pone a dar
vueltas con la tierra

En una cuerda
los que cierran los ojos
y se dejan caer

En un ritual 
la bailarina que 
se incendia el cuerpo

En esos instantes
ocurre la revelación.

 

 

 

 

 

 

Hartazgo

 

Harta los millones de disfraces que veo usar a diario y los que debo vestir para no ser arrojada al vacío
harta el interés de mis zapatos y no el de mis pies cansados
harta el dolor de no llegar a ser esa princesa vendida en el mercado donde todos compran

todo harta y lo único que puedo hacer es mirar al vacío, seguir caminando y ser eso que no se puede conseguir en los mercados.

 

 

NOSOTROS

                A Diego Sánchez                    

 Nosotros 
es la palabra más íntima
la más acompañada 
el yo desaparece 
y el tú se advierte lejano.

Nosotros 
suena a canto de sirena
a luces de New York 
a mar de los siete colores 
a poema inacabado.

Nosotros 
no es más que un soplo de esperanza
después de la avalancha 
una cortina siempre abierta 
para nunca estar a oscuras.

Cuando somos nosotros 
la tristeza es igual a 2 x 0 
y la alegría a 2 x 1 
el miedo baja al inframundo 
para traer más fuego
y la valentía es eso 
que cada día hacemos 
para despertar 
siendo NOSOTROS.

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

 

 

SUEÑO CON CABALLOS BLANCOS

MIGUEL TONHATIU ORTEGA

 

                                  A Brenda Aguilar

 

 

 

Hoy hubo algún muerto, quizá dos o tres.

Formas ancestrales que aún no tienen nombre.

Vienes de un sitio desconocido.

Tu naricilla fina de niña, tu forma extraña de conocer el mundo.

La playa.

Existen pocas cosas debajo de la luz:

algunos espejos exilian las sombras,

las llamas vacilantes por el viento, alguna efigie corriendo

en una intensa búsqueda, algun brillo instantáneo;

caballos blancos a trote e imágenes de cúpulas como

lunas ancestrales

y perdidas.

Hoy hubo algún muerto, seguramente. Sin los espejos llameantes,

ni silencios,

sólo la luz afilada de una luna parecida a [ti.

Sólo falta tu naricilla de niña.

 

 

 

MALA ENTRAÑA

 

El espasmo y el grito sólo son formas del malestar interior,

los sabios antiguos decían: lo que es arriba es abajo,

el mundo ha dado un vuelco lo que es adentro es afuera.

El campo abierto, el cielo de la ciudad, los hombres como fantasmas

pierden el rostro: el humo es cegador.

La mujer del cuadro espera su amante.

Hay un dolor interno: todo reposa en el vientre.

 

 

 

PERFIL DE ROCA

 

Algunas veces los dioses esconden

en la materia inerte,

otras, cuando la suerte vuelve su faz, pueden esconderse

en los sueños.

Unas formas extraordinarias atrapan la materia 

en un acto onírico, 

la forma de la greca,

el sonido hacen un viento interno indescifrable.

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Sábado, 19 Mayo 2018 05:30

HÉCTOR ESQUER / NUDOS /

 

 

HÉCTOR ESQUER

 

NUDOS

 

 

Me provocan ansiedad los nudos. Nudos ciegos, nudos videntes,

nudos para la horca, nudos para desenterrar la libertad,

nudos para sujetar al que ya probó el don de las filosofías

y en consecuencia la fatalidad es hermana de alturas y abismos,

cercanos y distantes en un mismo ojo.

Nudos de piolas, nudos de elásticos, nudos de metal…

Viéndolos bien semejan un extraño pacto con la noche y la realidad.

También hay nudos psicológicos, emocionales y más sinceros que el mar.

También hay nudos de vida pero esos me causan placer.

También hay nudos de enfermedad, nudos para el insensato,

nudos en el nacimiento, nudos para la razón,

nudos para atar la nada y nudos para la embriaguez.

El deseo es el peor de los nudos y el más difícil de desatar.

Y los nudos y los laberintos comparten los vértigos, la sal,

el derrame de los golpes sobre la mesa, las maquinaciones

que de manos en manos los dedos entretejen.

Al caminar hacemos y deshacemos nudos.

Al dormir los nudos nos sueltan aunque el sueño también es nudo.

Al estar inmóviles hay nudos tan extraños como la contemplación.

Y hay nudos que se sueltan y forman otros nudos como los cinco

sentidos que son los nudos más entrañables,

y esperan nuestro arte en deshilar la existencia, los huesos, los músculos.

Decir que las cosas no tienen importancia también son nudos,

la palabra también está llena de nudos por todas partes.

Y el polvo es el nudo más frágil, no le rogamos mucho que nos desate.

Irnos son nudos, volver son nudos, revisar un poema bajo la luz

de una mariposa, también son nudos, y los nudos hablan de nosotros

porque hemos entretejido nudos que llevamos en la mirada,

en las voces, en los oídos, en el tacto, en el sabor llevamos nudos

y en las adivinaciones que nos dan entusiasmos a nudos,

las pesadillas nudos, los acertijos nudos, las groseras políticas nudos,

las corrupciones nudos… El canto de los nudos es notable

y difícilmente hay magos que nos digan las estrategias para desatarles

los nudos a las oraciones, al crucifijo y hasta al diablo…

Nudos para salvarle la vida a alguien que ya ha sido salvado.

Nudos para que el amor eche raíces donde más nos duele.

Nudos el más bello coraje, los perfumes son nudos,

el orgasmo es un nudo que nos desata mientras tanto…

nada más mientras tanto… La ignorancia es el peor de los nudos

y el alma está llena de nudos por amor de Dios,

la luna es un nudo alrededor de los muertos

y los muertos son nudos fríos y cercanos más que todos los desconsuelos,

aunque hay muertos que nos desatan nudos,

nudo el planeta y nudo la galaxia y, para terminar de hacer nudos,

pues nudo es todo el universo, menos el colibrí, la Verdad y la Belleza.

 

 

 

SOBERBIAS

 

Han de saber perdonarnos los hombres sencillos.

Deben saber que el peso de la luz es una región

espinosa y que no es lo mismo que tensar el arco al ritmo de la flecha.

Los hombres sencillos tienen todo el anonimato de las generaciones.

Con eso les basta y sobra y con un poco de prudencia hasta

distribuyen los conejos que crecen en sus canciones.

Nosotros domamos pétalos, instruimos las aguas de los océanos

y le damos relieve a los alfabetos para que reconozcan a la naturaleza

y que el destino no equivoque el número de las veces que han de

rodar los dados en cualquier dirección y en todo lenguaje.

Nosotros hemos de abolir las dudas justo cuando el azar las recoge

en un silbido prolongando visiones adentro de los puntos

cardinales y hacia el átomo que la pasión elabora.

No hay más dictamen que lo inconcluso…

Bella es la mirada del ciego. Sabio el paso que cojea después del eco.

No hay como la humildad del hombre sencillo.

La vida sería su víctima si se la entregamos y todo caería por obra de su reposo.

Nosotros tenemos que inventar lo inalcanzable, lo imposible,

unidos por el movimiento que coincide con el prodigio de todas las ruinas.

Porque el hombre sencillo debe saber que no tiene alma ni la necesita

y menos libre albedrío, aunque todas sus días estén hechos

de retorcidas noches.  

 

 

 

FRAGMENTOS

 

 

 

Si somos algo, sí, somos fragmentos…

somos fragmentos, fragmentos,  fragmentos

desesperados, entusiastas, incongruentes partículas

de un hasta pronto, de un adiós, de un venir sin haber ido

y un irse sin haber llegado a un plan inexplicable,

de un desarrollo de algo que no ilumina el agua

ni el viento ni el sol le quita el frío.

Fragmentos de urbes y paisajes somos y nos advierten

las sombras inconclusas, los pensamientos en restos

de ultrajes, inéditas elucubraciones, reiterativos remordimientos

de humos y ciencias, pero la voz y el acto son intensiones,

intenciones de fragmentos hacia ninguna parte, acaso un poco

de consuelo ante el dolor, ante la enfermedad para estar

contentos, la sonrisa es fragmento, la ira es fragmento,

la lluvia iluminada por los relámpagos es fragmento,

los ríos que lleva el hombre en su caminar son fragmentos,

apalabrados nosotros como si una sola familia de la galaxia

más cercana que también es fragmento, y los que estorban

y los que estamos de más en el instante y las coquetas

que nos hipnotizan con sus movimientos, son fragmentos

y una naranja solitaria sobre la mesa es fragmento

 

y el destino por el árbol de las selvas es fragmento,

ellos sin nosotros son fragmentos y nosotros sin ellas

somos fragmentos y a veces estamos sin nosotros

y somos menos que fragmentos, con todos los peros posibles,

con todos los asegunes existenciales, fragmentos, fragmentados,

fragmentarios…¡oh, totalidad, qué difícil el arte del insomne!   

 

 

VIRTUD

 

Paciencia para vivir este mezcal y algo de resfrío en algún lugar

y paciencia para la muerte con sabor a limón.

Paciencia para abrir los ojos extranjeros cuando el sueño es incierto

y paciencia para cerrarlos cuando la realidad nos desquicia.

Paciencia con la moneda que cae romboide

y paciencia con el viento que cae y se astilla en los árboles.

Paciencia con el dolor indoloro y azucarado

y paciencia con el dolor que nos quiebra y nos dobla como espigas

llenas de un batallar de mareas…

Paciencia con el santo y con el diablo que me besan en la misma mejilla…

oh, cantor con toda suerte de esquinas donde el planeta juega a los laberintos.

Paciencia con los lagrimales oxidados

y paciencia con la falta de paciencia del paciente que no tiene nada de Job

y se arranca los dedos de sus manos y las muelas a golpes de espíritus.

Paciencia y brinca la cuerda irreal.

Paciencia y toma de las orejas al conejo de la luna.

Paciencia con el malo y bandido que le cambia la maldad  a Dios

a cambio de otra edad, bandido con puñados de confetis y sin ningún cumpleaños.

Paciencia con el que sabe las respuestas de las preguntas que no has hecho

y las ordena entre las hojas secas.

Paciencia con la caricia que se pudre en la línea del deseo de la mano izquierda

y el crepitar de una cerradura que la belleza no puede abrir.

Paciencia con el coraje que llamamos corazón y se porta nostálgico.

Paciencia con tu caminar sin ningún nombre, sin romboides,

sin ninguna piedra que aguante el silencio al que le ofrendas

una tuna de octubre que la ciudad observa asombrada.

Paciencia, paciencia, paciencia con las secrecías de un reloj

donde el tiempo es tóxico, deformable como la serpiente enferma

de sus mensajeros venenosos…paciencia que, más temprano que tarde,

el sudor te perlará la frente y entonces brillará en tu ombligo

el mes de todas las cuevas, el pulgar de tanto insomne a los que

llamamos, con lujo de delicadeza, ciudadanos, paciencia con esta palabra

que brinca y nos chupa el sexo hasta sentirnos vampiros,

pacientes de luces extrañas, de verborreas que ahora mismo diseño

en contagios, de crucifixiones abandonadas a su decorativa generación

y degeneración, paciencia ante la mujer que macera todos los metales

y con hilos de sangre verde se pinta los labios y ahí estás tú, paciente

de que la luz del sol dibuja en tu piel los años en la cicatriz

que paciente se aloja en forma de sabiduría, y paciencia este quemar

alas desde los omoplatos hasta el nadir que gira demasiado

y me quedo sin rostros, paciente con la frase que grita entre los dientes

y silencias con la lengua desatada de impaciencias. 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

 

 

Poemas de Navegación 

Noche peregrina

Manuel Alejandro Q. Ceballos

 

(Editorial Fridaura, Ciudad de México, 2018).

Para Zule Vivas Estrada

 

 

Se marcha de las manos, Noche peregrina.

Y ascendía la última oración

pronta,

que nos pregunta

por si acaso todavía

estuviéramos de vuelta.

 

Se marcha, Noche peregrina.

Sospechando del mutismo

y la despedida.

 

Catástrofe.

 

Se nos marchó, Noche peregrina,

su voz sola,

pero a fuerza de nombrarle aquí

brilló como luz.

 

¿Es normal, Noche peregrina

que me quede en casa,

nocturno,

queriéndole bajo la almohada

con la avidez de mis ojos?

 

Esperando a que la voz misma,

ésa que escuché,

no se me vaya de las manos.

 

 

 

 

 

 

Entre llamas

 

Para Naty Lú

 

Sonó el cadáver de tu voz.

Y aquella llamarada

escurriendo de caballos

replegó su furia

en mi cuerpo.

 

Inútilmente lancé un grito,

busqué mis ojos cerrados

y mis lágrimas también,

para ahuyentarle.

 

Me abracé,

entre llamas,

girando hacia un costado,

con mi extremo en pronta fiebre.

 

Me abrazó

con la naturaleza

de una cama ambulante,

y gobernando la cruza palabras

con que la ahuyentaba:

su fácil carnada

me pescaba en alta voz.

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

 

 

DOS POEMAS DE JORGE GARCIA TORREGO (España)

Ed. Baile del Sol, 2016

 

TRADUCCION AL FRANCES POR Miguel Ángel Real

 

 

la muerte es una gárgola

 Batania

 

El muerto aún no muerto del todo se despierta en el tren,

en el metro,

en la puerta guillotina del trabajo,

y ya es demasiado tarde, ya está muerto,

pero aún.

¿En qué moneda de tu salario se esconde el plomo?

¿En que esquina de la oficina se cosen los mapas del expolio de tu sangre?

En la rutina duermen los valientes que fuiste,

ninguno levanta la voz,

tu futuro baja de temperatura y se deshace de tormentas,

y tú solo quieres buscar un buen sitio,

un pequeño espacio para dejar estos ladrillos que te

crecen en la espalda,

como flores muertas.

 

 

 

 

la mort est une gargouille

Batania

 

 

Le mort pas encore tout à fait mort se réveille dans le train,

 

dans le métro,

sur la porte guillotine du travail,

et c'est déjà trop tard, il est déjà mort,

mais encore.

Dans quelle monnaie de ton salaire se cache le plomb?

Dans quel recoin du bureau sont cousus les cartes de la spoliation de ton sang?

Dans la routine dorment les vaillants que tu as été,

aucun ne lève la voix,

ton avenir descend en température et se défait d'orages,

et tu ne veux que chercher une bonne place,

un petit espace pour laisser ces briques qui te

poussent sur le dos,

comme des fleurs mortes.

 

 

***

 

 

 

 

Los días del calendario se tachan con sangre

 

Me olvidará el músculo industrial del castillo,

no seré la leyenda sol y sombra de la cama ni tampoco

revolución anaconda en el parque

residencial de la ciudad.

No.

Nadie contará los dientes de mi felicidad y hará estatuas,

fuegos artificiales y letras.

 

No se acordará de mi el banquero sediento que cortó

tanta cometa, pero en Chile hay una yugular que lleva

mi nombre y que no se entierra,

los pliegues de una piel buscarán el origen incienso de

mis besos cuando mis labios sean

serrín o acantilado y ningún tambor despertará a

nadie de su siesta cuando yo me convierta en cardo o

renacuajo,

pero un niño verá mi calavera y pensará que es una

caracola.

 

 

 

 

 

On barre les jours du calendrier avec du sang

 

Le muscle industriel du château m'oubliera,

je ne serai pas la légende soleil et ombre du lit ni non plus

révolution anaconda dans le parc

résidentiel de la ville.

Non.

Personne ne comptera les dents de mon bonheur ni n'en fera des statues,

des feux d'artifice ou des lettres.

 

Le banquier assoiffé qui coupa tant de comètes

ne se rappellera pas de moi, mais au Chili il y a une jugulaire qui porte

mon nom et que l'on n'enterre pas,

les plis d'une peau chercheront l'origine encens de

mes baisers quand mes lèvres seront

sciure ou falaise et qu'aucun tambour ne réveillera

qui que ce soit de sa sieste quand je deviendrai chardon ou

têtard,

mais un enfant verra mon crâne et pensera que c'est une

conque.

 

**

 

 

 

 Ponte el vestido rojo que le viene a tu boca y a tu sangre,

 y quémame en el último cigarrillo del miedo,

Gonzalo Rojas

 

Tu cuerpo manglar en la noche

 

Dejarme caer, confiar que tu aullido me alimente. Somos los neandertales huidos de la tribu, atragantados de piel, descubriendo pliegues y yesca para hacernos lumbre. Coincidir y mas allá. Borrarnos las fronteras, revuelto confuso, quedarnos dentro del otro con los huesos molidos.

 

Dejar mi cuerpo a la deriva, coger tu cuerpo a la deriva, las noches llegan y mueren y nosotros agricultores de semillas en la boca o enfermos de amor, plantas riendo hasta convertirse en Secuoya. Nuestro escondite asimétrico se salvará de la paz de los cansados, de la lengua de madera ejecutiva.

 

La noche nace en nuestros cuerpos y nos da de comer. Somos las cebras devorando a los leones, lanzado el espejo para romper la piedra. Corremos a sprint en cada beso que se nos escapa y abrimos el lenguaje para encontrar el ritual que se esconde. Me muerdes temblor de esquinas y en la oscuridad nuestras lenguas se dilatan como polillas confundidas.

 

Voy y vengo, vas y vienes, y hay una isla cubierta de sábanas y verano, ponemos timbres en cada géiser que nos nace y no te vayas lejos, que mi boca es un naufragio si tu no le das cuerda. Nuestra respiración arrastra un olor a mar y no nos secamos. Vamos a nombrar este encuentro, llamarlo descubrimiento de América o renacimiento de acuarelas, tú eliges.

 

Seremos susto cuando la grieta nos apunte, seremos ropa mojada y la casa cerrada, pero qué mierda importa nuestra derrota si ya nos multiplicamos por dentro. Qué importan nuestros huesos si ya nos quedamos sin aire en la cima, conociendo la víscera escondida, el origen músculo de nuestra poesía.

 

En tu cuerpo se esconde un pájaro y voy a encontrarlo con mis manos.

 

 

 

 

 

 

Mets la robe rouge qui va bien à ta bouche et à ton sang

et brûle-moi dans la dernière cigarette de la peur

Gonzalo Rojas

 

 

Ton corps mangrove dans la nuit

 

Laisse-moi tomber, compter sur ton hurlement pour me nourrir. Nous sommes les néandertaliens qui ont fui la tribu, étranglés de peau, qui découvrent des plis et de l'amadou pour nous rendre flamme. Coïncider et au-delà. Effacer nos frontières, brouillé confus, rester l'un dans l'autre les os broyés.

 

Laisser mon corps à la dérive, prendre ton corps à la dérive, les nuits arrivent et meurent et nous agriculteurs de graines dans la bouche ou malades d'amour, des plantes qui rient jusqu'à devenir Séquoia. Notre cachette asymétrique échappera à la paix de ceux qui sont épuisés, à la langue de bois exécutive.

 

La nuit naît dans nos corps et nous donne à manger. Nous sommes les zèbres qui dévorent les lions, le miroir jeté pour briser la pierre. Nous sprintons dans chaque baiser qui nous échappe et nous ouvrons le langage pour retrouver le rituel qui s'y cache. Tu me mords tremblement de recoins et dans l'obscurité nos langues se dilatent comme des mites confuses.

 

Je vais et je viens, tu vas et tu viens, et il y a une île couverte de draps et d'été, nous mettons des sonnettes dans chaque geyser qui naît pour nous et ne pars pas loin, car ma bouche est un naufrage si tu ne la remontes pas. Notre respiration traîne une odeur de mer et nous ne séchons pas. Nous allons nommer cette rencontre, l'appeler découverte de l'Amérique ou renaissance d'aquarelles, tu choisis.

 

Nous serons frayeur quand la crevasse nous visera, nous serons linge mouillé et maison fermée, mais qu'est-ce que ça peut foutre notre défaite si nous nous multiplions déjà à l'intérieur. Qu'importent nos os si nous restons déjà sans air sur la cime, en connaissant la viscère cachée, l'origine muscle de notre poésie.

 

Dans ton corps se cache un oiseau et je vais le trouver avec mes mains.

Página 10 de 36

Invitados en línea

Hay 8778 invitados y ningún miembro en línea