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Elementos filtrados por fecha: Noviembre 2019

 

 

PATRICIA SUESCUM

Poemas de “À l'heure ou les Fauves dorment”, © Citadel Road Éditions, 2019

Traducción Miguel Ángel Real

 

 

 

 

Moi, toujours si craintive à la nuit,

à la longue nuit, sans repère, au-dedans et nocturne, libre de moi-même

Je pense

Et la voix primitive couve son chant dans son royaume

J'écoute

Réceptive à l'obscurité

Seule, habitée par l'énigme

C'est l'inter-lune

couvrant le monde

d'un cercle noir

 

La nuit, la longue nuit

et ma fenêtre ouverte.

 

 

 

Yo, que siempre temí tanto a la noche,

a la larga noche, sin señales, interior y nocturna, libre de mí misma

Pienso

Y la voz primitiva incuba su canto en su reino

Escucho

Receptiva frente la oscuridad

Sola, habitada por el enigma

Es la inter-luna

que cubre el mundo

con un círculo negro

 

La noche, la larga noche

y mi ventana abierta.

 

 

**

 

 

Grande, grande est la promesse,

l'effervescence symétrique,

l'union déterminée de deux points

 

La concentration minutieuse,

l'exaltation des débuts

 

Reconnaître la tonalité d'un chant,

s'enrichir de la variation du

combat

 

Faire peau double et force jointe,

dégager le vide par deux souffles

 

C'est la vengeance de l'être seul

face à l'inconstance du devenir.

 

 

 

Grande, grande es la promesa,

la efervescencia simétrica,

la unión decidida de dos puntos

 

La concentración minuciosa,

la exaltación de los inicios

 

Reconocer la tonalidad de un canto,

enriquecerse con la variación del

combate

 

Ser piel doble y fuerza conjunta,

despejar el vacío con dos alientos

 

Es la venganza de quien está solo

frente a la inconstancia del porvenir.

 

 

**

 

 

L'ombre et la menace,

la caricature désolée

de l'être inhabitable

 

Au noyau noir

d'une galaxie interne:

L'absorption de la pensée

 

Remonte

le désordre compulsif

Remonte

la sève épaisse

des ralentis,

le venin paralysant

des heures vaines

 

La sensation vérifiable de l'absence.

 

 

 

La sombra y la amenaza,

la caricatura desolada

del ser inhabitable

 

En el núcleo negro

de una galaxia interna:

La absorción del pensamiento

 

Se eleva

el desorden compulsivo

Se eleva

la sabia espesa

del ralentí,

el veneno paralizante

de las horas vanas

 

La sensación verificable de la ausencia.

 

 

 

**

 

C'est comme survoler les tempêtes,

plonger dans les secousses

Vivre de sa propre douleur

dans la douleur de l'autre

 

Une empathie explosive

aux confins de l'être

 

C'est comme mordre

chaque bribe de vie,

chaque mot

dans ma bouche

 

Je garde en moi

le meilleur

des paroles

d'une guerre névralgique

 

Je grandis de défaites

Je suis l'instinct de vivre

 

Immortel, son élan

De pierre, la source.

 

 

 

 

Es como sobrevolar los temporales,

zambullirse en las sacudidas

Vivir su propio dolor

en el dolor del otro

 

Una empatía explosiva

en los confines del ser

 

Es como morder

cada retazo de vida,

cada palabra

en mi boca

 

Guardo en mí

lo mejor

de las palabras

de una guerra neurálgica

 

Crezco con las derrotas

Soy el instinto de vida

 

Inmortal, su impulso

De piedra, la fuente

 

 

**

 

L'hypothèse des voix unies

 

Je suis condamnée,

et comme mes frères

je ne veux pas partir seule

 

J'ai tout appris,

crois-moi

 

Je ne veux pas être seule...

 

 

 

La hipótesis de las voces unidas

 

Estoy condenada,

y como mis hermanos

no quiero irme sola

 

Ya aprendí todo,

créeme

 

No quiero estar sola..

Publicado en VENTANA FRANCESA
Miércoles, 27 Noviembre 2019 04:18

DIEGO ROJAS ARIAS Traduction par Miguel Ángel Real

 

 

DIEGO ROJAS ARIAS

Traduction par Miguel Ángel Real

 

 

Poèmes de “Con todos los diablos encima »,

en coédition chez Ediciones Todos Tus Crímenes Quedarán Impunes

(Equateur) et Ediciones Andesgraund (Chili)”, février 2017. 

 

Canción de hogar

 

-con todo el dinero malgastado en tu crianza

ya tendría una casa mucho más grande que esta pocilga

solía gritarme papá en mitad de su borrachera

y no lo culpo

con el revólver que mi amigo sicario

pidió lo guardara en mi cuarto

para que no lo encarcelaran

le robé toda la ternura a mi madre

para empeñársela al pusher de la esquina

dulce cielo azul mío

de nubes de humo de bazuco

el tiempo ha sido una terrible diarrea

de horas enfermas

(los años tóxicos de mi juventud)

el tiempo me ha cambiado

y si antes estaba mal

ahora estoy peor

y no los culpo

he aquí el fruto de tu vientre mamá

pudriéndose

 

 

Chanson casanière

 

-avec tout l'argent qu'on a gaspillé à t'élever

j'aurais déjà une maison bien plus grande que ce taudis

me criait généralement mon père en pleine cuite

et je ne lui en veux pas

avec le revolver que mon ami le sicaire

m'avait demandé de garder dans ma chambre

pour qu'on ne l'envoie pas en prison

j'ai volé toute la tendresse à ma mère

pour la mettre en gage auprès du dealer du coin

mon doux ciel bleu

aux nuages en fumée de joint

le temps a été une terrible diarrhée

d'heures maladives

(les années toxiques de ma jeunesse)

le temps m'a changé

et si avant j'allais mal

maintenant c'est pire

et je ne leur en veux pas

voici le fruit de tes entrailles maman

qui pourrit

 

 

 

 

 

 

Corazón para la guerra

 

que no me vengan ahora con esa canallada

de que el arte por el arte

que la más pura libertad de expresión

que ninguna verdad es santa

que no me corran esa lámpara

de que la belleza enterrada en las palabras

que la poesía reparte bala

en lugar de pan

a los pobres diablos

de lectores hambrientos

que no pretendan entristecerme

contándome las penas del preservativo

que se muere virgen esperando

en un rincón de mi billetera

porque polvo han sido

y polvo serán

los años quemados de mi juventud

porque fue el vino

el que se emborrachaba de mí

cada vez que abría las botellas

no crean que fue al revés

porque fuimos cuatro sobre tu cama

aquella vez:

yo

nuestras dos soledades juntas

abrazados hasta el amanecer

con el corazón abombado

en perica barata

siempre a punto de guerra

no necesito jurarlo:

te amo tanto

que me encadenaría a tu tumba

cuando te estés pudriendo

bajo un sol de perro

porque durísimo ha sido el camino

que me bebí todas sus piedras

para poder seguir

y hoy soy como la cabeza aplastada de la niña

bajo la rueda trasera del camión

¿por qué no puedo llorar si tengo la cabeza

toda reventada mamá?

la realidad es que la luna es el sol

pero travesti

no se emocionen tanto:

también hay primavera en el infierno

 

 

Coeur pour la guerre

 

qu'on ne vienne pas m'embêter avec cette perfidie

de l'art pour l'art

de la plus pure liberté d'expression

que si aucune vérité n'est sainte

qu'on ne me raconte pas de bobards

sur la beauté enterrée dans les mots

que si la poésie distribue des balles

plutôt que du pain

à ces pauvres diables

de lecteurs affamés

qu'on ne prétende pas me rendre triste

en me racontant les malheurs du préservatif

qui meurt vierge en attendant

dans un coin de mon porte-feuille

car c'était de la poussière

et elles redeviendront poussière

les années brûlées de ma jeunesse

car ce fut le vin

qui s'enivrait de moi

à chaque fois que j'ouvrais les bouteilles

ne croyez pas que c'était le contraire

car on était quatre sur ton lit

cette fois-là :

toi

moi

nos deux solitudes ensemble

enlacés jusqu'à l'aube

le cœur bombé

plein de coke bon marché

toujours prêt pour la guerre

pas besoin de le jurer :

je t'aime tellement

que je m’enchaînerais à ta tombe

quand tu seras en train de pourrir

sous un soleil de chien

car le chemin a été très dur

et j'en ai bu toutes les pierres

pour pouvoir continuer

et à présent je suis comme la tête écrasée de la jeune fille

sous la roue arrière du camion

pourquoi je ne peux pas pleurer si j'ai la tête

complètement éclatée maman ?

la vérité est que la lune c'est le soleil

mais travestie

ne vous emballez pas :

le printemps existe aussi en enfer

 

 

 

 

“Oh mis flores de fósforo encendido”

Para Betty Suárez Mora

 

incluso las voces de los pájaros

se vuelven madriguera de lluvia

(indícame cómo lograr un séquito de alas muertas

enséñame a escribir sin que me sangren las manos

tradúceme este camino por el que nos vemos

una piedra de aire

todo el jaspe de mis venas

o la madrugada desnuda sobre mi cama)

como eyacular vino después de una extraña conversación

las manchas de la transparencia

si por cada nombre de mujer que me como sin pelar

alguien troceara la noche mucho más adentro

pero es mucho pedir

mas si de pronto me equivoco solamente el rock n’ roll

nos mantendrá ilesos en esta orgía de silencios

ante la vista atenta de un gramo de abismo

apto para el consumo humano

solamente el taxidermismo de este amor sin boca

o el frío de sábanas arrepentidas

mis huesos leyendo tu beso de cuchillo

 

 

 

« Oh mes fleurs comme des allumettes incandescentes »

Pour Betty Suárez Mora

 

même les voix des oiseaux

deviennent la tanière de la pluie

(montre-moi comment obtenir une cour d'ailes mortes

apprends-moi à écrire sans que mes mains saignent

traduis-moi ce chemin dans lequel nous voyons

une pierre d'air

tout le jaspe de mes veines

ou l'aube nue sur mon lit)

c'est comme éjaculer du vin après une conversation étrange

les taches de la transparence

si pour chaque nom de femme que je mange sans l'éplucher

quelqu'un découpait la nuit beaucoup plus loin

mais c'est trop demander

mais si d'un coup je me trompe seulement le rock and roll

nous gardera indemnes dans cette orgie de silences

sous le regard attentif d'un gramme d'abîme

apte pour la consommation humaine

seulement la taxidermie de cet amour sans bouche

ou le froid des draps repentis

mes os qui lisent ton baiser de couteau

 

 

Volver al inicio, encontrar la paz.

Adán Echeverría.

 

 

360 grados se denomina el libro que como ópera prima presentó la tarde-noche de este viernes 22 de noviembre el escritor Félix Martínez en el café-librería Horus. Tuve la fortuna de acompañarlo en esta presentación, a donde también concurrió el escritor Rodolfo Espinoza, que fungió como presentador del evento.

Félix se acercó desde este marzo de 2019 al taller de apreciación y creación literaria que lleva poco más de un año sesionando en las instalaciones del Instituto Regional de Bellas Artes de Matamoros. Desde que comenzó a asistir, pocas han sido las semanas en las que Félix no se acerque con un poema o algún relato para leernos y ponerlo en la mesa de operaciones del taller, para que los asistentes podamos opinar sobre su trabajo, y hacer las indicaciones necesarias para que el texto vaya tomando camino, y que posteriormente el autor, en la tranquilidad de su tiempo pueda hacer los cambios que considere pertinentes luego de haber escuchado a los demás compañeros.

Ése es el actuar de nuestro taller literario (de todo taller literario), llegar con una obra de manera semanal (disciplina de escritor), presentarlo ante los ojos lectores de los compañeros (tener humildad para ponerlo a disposición de los demás), no explicar de qué va la historia, ni discutir con los compañeros, solamente leer la obra. Que el texto se defienda solo, es la sentencia, y todos juntos nos sumamos a esa idea. Ya será después, en los cafés, las charlas fuera del taller, donde los autores podemos dar luz de cómo ha sido el proceso creativo. La disciplina de Félix es bárbara, como es la de Rodolfo, como empieza a ser igual en Lupita Olvera, quienes se han propuesto presentar textos semanales, lo que habla de la disciplina de escritor, para robarle tiempo a sus actividades de todos los días y poder trabajar en su obra.

El libro que nos convocó la tarde del viernes 22 de noviembre, reúne una época del autor. Textos que fueron naciendo en su totalidad bajo la mirada y guía del maestro Ramiro Rodríguez, durante los últimos 4 años. Textos: relatos y poemas, donde Félix Martínez ha puesto una parte de sí, de sus vivencias, de sus amistades, su familia, sus amores: hijos, esposa, hermanos, padres, tíos, haciendo que cada historia, cada poema, cada relato tenga ese toque de ternura, aun cuando el tema del que se trate pueda resultar en la violencia del sinsentido, la envidia, el rencor como en el relato “El viaje”.

El autor nos regaló, mientras comentaba sobre la creación de la obra, a preguntas que el auditorio le iba haciendo, de esas anécdotas que le hacen escribir, que le hacen traer a la hoja blanca las emociones que se recorren su sangre, salpicando cada una de sus células, lo que promete en convertirlo en un autor literario hasta que las fuerzas le alcancen. Anécdotas que le impulsan a seguir en el oficio de escritor, cuando puede constatar que alguna de sus obras pudo mover la fibra de algún lector, como lo ha hecho ya en alguna ocasión. Porque eso es la literatura, ese espacio para el reconocimiento de nosotros mismos en las historias que leemos de los otros. Para, por medio del lenguaje, reconocer al otro que somos nosotros mismos, desde los personajes que se construyen.

Félix lo presiente, lo intuye, e incluso estoy seguro que lo sabe. La literatura es ese acto comunicativo, que nos permite llegar a los ojos y la vida del otro, y desde ese momento pasar a formar parte de muchas vidas. Nuestros personajes, nuestras historias, llegan a ser parte de la vida de aquellos que alguna vez nos leen. Y el objetivo se cumple, cuando aquel lector reconoce la historia que se amolda a su forma de ser, que le mueve las emociones.

En este caso, la presentación de Félix Martínez, me ha hecho sentir ternura, calma e incluso paz, esa paz que se siente al disfrutar de los textos que conforman parte del libro 360 grados (Catarsis Literaria, 2019).

 

Testamento.  / Félix Martínez.

Estos son mis bienes que heredo:

Una casa sin paredes ni techo.

Para mirar la extensión les dejaré el cielo,

donde podrán ver las nubes cambiantes

las estrellas.

Les dejo el mar con sus tesoros

la luz, el cálido sol, para que se extienda

a sus noches frías. Dejaré el albedrío, un bien

heredado de mis padres.

Podrán escoger creer en un Dios benigno,

que está en cada huella, en todos los ojos,

o asegurar que existe lo que está en el horizonte.

Dejo un cheque portador de conocimiento

háganlo efectivo en libros. Ellos abrirán

sus mentes a otros mundos distantes.

El tiempo no se rige por los días o años.

Éstos se acortan cuando pausas la vida

y reciclas el pasado.

Mi mayor riqueza

fueron momentos en familia.

Cuiden sus activos,

separen valores de las posesiones.

Les dono mis sueños y quimeras;

mantendrán despiertos sus sentidos.

Disfrútenlo todo, llénense de sol, lluvia, ríos,

caminen veredas, suban la montaña,

lean ese libro para que vean que el mundo

nunca fue cuadrado.

Este es mi legado,

tomen posesión,

es suyo el universo.

Publicado en La pluma sobre el ojo

 

 

Vacaciones largas de verano

César Rito Salinas

Se podría decir que son elegías

de un lúcido pesimismo.

Jorge Fernández Granados

Para los lectores sabatinos del Paseo Juárez

 

Metamorfosis

Un sueño, un murmullo

-quizá el hondo caer sobre uno mismo-,

el despertar sobre encendidas sábanas –acaso

más largas las piernas, más cortos los brazos.

 

Octubre

Como si el viento fuerte de la montaña

estuviera ahí –roja tierra,

Kava Teku- para que la humilde

mujer aparezca, de pronto,

entre la niebla

con estas palabras:

___ ¿Quiere rábanos?, ¿chile canario?

 

Destreza

El árbol rama torcida

-perros y pulgas, polvo seco que ahoga

los huesos,

manos vacías sobre insomnes ladridos-

pensativo invita sobre el abismo

a la contemplación.

 

Dudas

Me pregunto si el árbol

rama torcida, que se sostiene

junto al silencio de la tierra,

podría dar respuesta

a mis preguntas.

 

Imagen

La mesa, las patas largas

de la mesa, las tablas, los

clavos que se reparten

en la madera como secretos

lunares guardan,

como una imagen

que se olvida,

silencio.

 

El agua

La lluvia, su signo de pasos,

el nocturno cielo

marino,

el mar,

la marejada

de fondo que devuelve

con vida a los

ahogados,

los zancudos,

el vuelo rasante

de los pelícanos al caer la tarde

traen de vuelta

la lluvia del pasado.

 

Proverbio

Por el ojo el ojo trama venganza.

Primera ley: cuida lo que miras.

Ojo por ojo.

 

Infancia

La lluvia es un espectáculo,

llueve desde el inicio del olvido.

En la calle la gente corre, busca refugio

pero en la cantina, frente al vaso de cerveza,

la lluvia vuelve a ser un espectáculo

de la infancia.

 

Enamorados

Tú te formas una imagen,

algo que se levanta

como inspiración de la poesía,

algo que ya estaba ahí

en tu interior,

que como principio

de clarividencia.

 

Moda

Porque se puede hablar de la muerte

o de las ondas concéntricas

en el río, que se agitan

hasta integrarse

con el cauce.

 

Bipolar

Quizá el silencio sea una tarde,

la hora en que las agujas cambian,

quizá fuera la temperatura –la luz

que se niega a morir,

que arrastra sus miedos.

 

Imagen

Pongo un mar como imagen,

humedecidas piedras sobre la espuma,

la tarde puesta en el mar

(el nombre de la cosa, la cosa por el nombre).

 

Secretos

En el botecito de las vitaminas

reposa, en alcohol,

el puñito de mariguana.

Vacaciones largas de verano

Retumba el tumbo en la playa,

cielo azul contra el azul marino

-en la arena de pronto brotan

diminutas huellas

de gaviota.

 

La clasificación de Stern

El agua a los tinacos,

entre el tiempo de espera

no sube el agua a los tinacos.

Intento y espera,

significación.

 

Deseo

La pera, carnosa pera sobre la mesa.

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Jueves, 21 Noviembre 2019 06:16

VIH Por J.M. Lecumberri

 

 

VIH

Por J.M. Lecumberri

 

Entes atractivos

¡Sólo haz lo que quieras hacerme!

Botones cromados en mis ojos... ¡oh sí!

Se siente bien...  y Ella dijo:

                     Necesito sentir la enfermedad en ti

te seleccioné

Quiero hacerte algo ¿Qué carajo es diferente, hombre?

 

te mostraré por qué:

 

 

No puedo creer que estoy haciendo esto

¿Y qué mierda es diferente, hombre?

 

no lo dudes

Te arrastras por mi cráneo

en superficies de cuero

somos los testigos afortunados

de la caída de Minerva.

 

Ahora para calmarme

Lucharé con Jimmy

 

Se trataba del coño, si puedes ganar.

No de los corazones que rompes, cada vez que gimes...

 

todo ... entumecido

 

Mi papi, él me repudió

porque usaba la ropa de mis hermanas

dijiste VIH

Es como si tuvieras alas

Ahora te sientes humo

tan viajado

 

Te he visto cambiar

Así que me inyecté el frío

El sincero corazón

De tu muerte

Acércate un poco

Encenderé la tele.

                                       (nadie está seguro)

 

Publicado en ZONA DE DESASTRE
Jueves, 21 Noviembre 2019 06:02

LuciÉrnagas y Elegía Por: Marco Ornleas

 

 LuciÉrnagas y Elegía

Por: Marco Ornleas[i]

 

 

LuciÉrnagas

 

Las palabras se encienden y se apagan:

 

luciérnagas.

 

Son como el rastro de una mujer hermosa,

 

el poeta enceguecido

las busca a tientas.

 

 

 

 

Elegía

 

Parvada melancólica de pensamientos

que vuela hacia el interior.

 

 

[i] Marco Ornelas. León, Gto. 1978. Poeta. Fue seleccionado para la antología Ocho voces de Guanajuato, publicada por la Universidad Iberoamericana en el año 2000. Becario del Instituto Estatal de la Cultura de Guanajuato, en el área de poesía, Jóvenes creadores en el año 2001. Asistió al taller de poesía Aprendiz de Brujo con el poeta Sergio Mondragón en el año 2010. La editorial San Roque en conjunto con Los Otros libros, publicaron su libro de poesía El concierto Reconciliatorio en el año 2011. La editorial La Rana de Guanajuato, publicó su poemario: Variaciones y dispersiones de la voz alcanzando el tono en el año 2011. Fue seleccionado para el 1er, Seminario de poesía Efraín Huerta, del Fondo para las letras de Guanajuato en el año 2016. En 2017, ganó Los Premios de Literatura de León en el área de Poesía Libre. La editorial, Ediciones sin nombre, en 2017, publicó su libro de poesía: Aquí no es Neverland. En 2018, fue selecciondo para la antología-muestrario de poesía (Aguascalientes-Guanajuato): "Las avenidas del cielo", editado por la Universidad Autonoma de Aguascalientes, compilación realizada por el poeta Benjamín Valdivia. Ha colaborado para las revistas nacionales: Replicante, Periódico de poesía, Círculo de poesía y Punto de partida en línea UNAM.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

Poesía Chilena Actual DOBLES

Eugenio Dávalos Pomareda /Ignolia Mardones

TERCER SET

Selección: Víctor Hugo Díaz 

 

 

 

UN ÁRBOL DE CEREZO


En esta cosa diaria de la vida y de la muerte
Un árbol de cerezo en pleno invierno 
Aguardamos quizás por esos frescos brotes
Y redimidos somos la floración rosada en la cresta de la
Cordillera de los Andes al atardecer
Si un hijo muere o un padre se suicida 
No habrá ese otro posible encuentro de hombres que se aman
sino la nutrida podredumbre de la tristeza: una casa que ya
nunca nadie construirá 
Letreros de luces led por la noche: sonreímos 
Todo se termina / no quisiéramos que fuese de esa manera
menos un ser querido / lo acompañamos al hospital / pasamos
días en la UTI / nadie nos dice nada / el árbol crece con una
fuerza interior silenciosa / conmovido muerdo mis uñas / fumo
aturdido: brotes de luz solo en las pipas de agua
viejas puertas llenas de grafitis 

Incertidumbre / pero insustancialidad / ya mañana
regresaremos como soldados derrotados / llenas las cabezas de
nostálgicas esperanzas / llenas también de batallas inútiles e
insulsas satisfacciones / a querer empezar de nuevo
hartarse de hábitos mecánicos sin sentido
A comer sentados ante una mesa llena de fantasmas               
A vivir como si estuviésemos muertos
A morir sin un acordeón sonando o un ser querido que deje por
uno la ilusión prendida a una mesa de arrimo / brutal maraña
de existencia escrita en ninguna parte / un doblar la esquina
para dar
Con una banda de jazz al té de las cinco de la tarde tocando
El sombrerero loco de Chic Corea

O bien ocultando la vida travestida en los malls
Amanecer contigo abrazados sin perder el tiempo
Amándonos: una broma antes del desayuno

Cubrir con cal los esqueletos / adorarlos en su abrazo            
Al tiempo identificarlos con un número 

Esta eres tú mi amada un fémur con el número 14
Y este hueso roído soy yo querida con el número primo 2   
 
Las naranjas en el anaquel / almuerzo del guardia de turno en
la bodega del museo

Eso / por lo menos: intrascendentalidad
 
 

 

FESTÍN
 
 
Todos sacan una tajada de uno
Y los versos que se escribieron se van a la
Basura
Por dónde empezarán estos miserables 
A desbaratarte?
Huesos tras huesos te lamerán como un amante en celo
No habrá palabra que les sirva
Te gozarán como un manjar
Harán recetas contigo: 
Si con pimienta si con sal si con harina
O un poco de miel para endulzar la piel agria 
Del agobio
Y cuando ya se hayan saciado -si ocurre tal cosa-
Te abandonarán pero llevarán consigo el sabor
De tus tripas y entre sus garras garfios trompas o
Dientes trozos de ti saboreándote aún                                                                                                                             Mientras otros comensales se te apropian 
Para dejar puro hueso y pellejo y uñas
Creciendo y pelo creciendo 
Sin nada más que se parezca a ti
Excepto un intragable y vano anillo 
Que memoria que algún día tal vez 
Fuiste feliz o llevaste a tus hijos al campo
O miraste las estrellas
O te tuvieron entre los brazos
Alimentándote 
Para este festín  
 

 

 

 

 

ESTACION CENTRAL

Estamos solos en medio de este montón de buses taxis y trenes
madrugadores 
Tú me has abandonado aunque vives conmigo 
Da lo mismo que estés o no estés en casa
Da lo mismo que sea un poeta borracho apocalíptico o
Consumista 
Todo se ha perdido 
No existe para mí el otro ni epifanías
Tú eras mi último cable a tierra 
Muchas mujeres hermosas caminan a diario por la ciudad
Pero ninguna eres tú
El amor es una piedra negra cuyo corazón es hierro fundido
Dejemos las cosas así nomás 
sin aspavientos 
Sin hacer de nuestras vida otra mala película de Hollywood 
No nos alcanza para dramas shakespereanos 
Dejemos las cosas como están
Que fluyan 
Yo en mi inmensa soledad
Tú al lado mío
Sola en un auto que se aleja 

 

ESTACION CENTRAL; Eugenio Dávalos Pomareda, Faroaustral Editores, Santiago de Chile, 2019. 

 

 

- Bibliografía

2019 Publicación séptimo libro de Poesía : ESTACIÓN CENTRAL

2015 Publicación sexto libro de Poesía : MITOS O LOS OJOS DE LA PIEDRA

2007 Publicación quinto libro de Poesía : IN MEMORIAM: SANTA MARÍA DE IQUIQUE.

2004 Publicación cuarto libro de Poesía : EL HOMBRE SIN MISTERIO.

1994 Publicación tercer libro de Poesía : ESCRITOS SOBRE ARENAL

1992 Publicación segundo libro de Poesía : NATURALEZA MUERTA

1990 Publicación Primer libro de Poesía : LA COPA DE NEPTUNO - Página/s

 web del autor http://eugeniodavalosp.blogspot.com https://es-la.facebook.com/eugenio.pomare

 

 

 CERDA PIEL, Ignolia Mardones, Ed. Cuerpos Troquelados, Santiago de Chile, 2019

 

Nadie pudo llorar ese día

 

Una postal con los colores ocres de la madre
avisaron la partida del abuelo.
No alcancé a visitar la tumba,
la muerte había hecho su camino,
un camino de cordones mal amarrados,
un surco.
Nadie pudo llorar ese día,
la juventud y la bestia
no permitió tal gesto,
gritar, huir,
fue un sueño.
Desde ese día
miles de huachos maldicen a sus padres,
miles de hijas lloran a sus padres,
miles de padres
son como pájaros,
se echan a volar.
 
 
 
Perras negras
 
La voz de la perra nunca se
escucha,
hay muchos perros ladrando.
Esa noche había despertado con
las perras negras,
esas que cadenciosamente
llamaba Cortázar.
De alguna forma
fui una de ellas.
Una perra oscura y rabiosa.
 
 
 
La herida y el póquer
 
Hay días en que uno desea hacerse daño.
Meter el dedo en la herida.
Atarse a los recuerdos de la infancia.
Perderse en los amores tortuosos.
Sacar a pasear al pitbull.
Despreciar al próximo y al prójimo.
Ser el otro.
Mirar de reojo.
Y soltar el humo con cara de póquer.
 

 

Ignolia Mardones, Santiago de Chile, 1982. La poesía ha sido parte de su vida, a partir de los noventa no ha dejado de escribir versos.

Integró talleres literarios, participó del Colectivo poético “Las Perras Románticas”, realizador de ciclos de poesía con un enfoque de entrevistas

a distintos autores de la literatura nacional, especialmente poesía y narrativa.

Socióloga de la Universidad ARCIS, magister en Comunicación Política de la Universidad de Chile.

 

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Martes, 19 Noviembre 2019 02:23

Aurora Borealis. / Waldo Contreras López /

 

Aurora Borealis.

Waldo Contreras López

 

La vi por primera vez en la puerta de entrada del bar en donde laboro como mezclador de música y técnico de audio y video; me llamó la atención su figura menuda, sus piernas largas, su tez blanca como los lirios del rio y sus ojos, sus ojos enormes y azules. Su presencia maciza y carácter explosivo me atropellaron. Tardé días en dirigirle la palabra, con esa enfermedad que a muchos nos ha aquejado: esa atracción abismal y vértigo por mujeres de vidas perdidas. Aquella tarde al fin tuve el ánimo de enfrentar ese vago temor y, decidido al fin, di mi primer paso para terminar de conocerla y durar enganchado varios meses a esta mujer.

 

-¡qué ojos tan bellos niña! ¿Son tuyos?

-sí –me contestó con su sonrisa enmarcada por sus labios gruesos de boca grande y dentadura blanquísima- me costaron quinientos pesos en la “plaza de la mujer”- agregó mientras me empujaba para abrirse paso sin apartar su mirada de la mía, con gesto coqueto; se alejó al ritmo ruidoso de sus zapatillas regalándome un adiós con su mano que parecía una mariposa agitándose bajo las luces de neón que iluminaban tenues el ámbito de la sala y dejándome envuelto en el ámbito de su perfume olor a cítricos, inundado en su risa sonora, musical y alegre; se ganó el corazón y el aprecio de todos en aquel bar con el paso de los días y a medida que se apoderaba de la pista de baile y los ánimos vespertinos ya decaídos en aquel muladar de mala muerte.

 

Esta jovencita era un prodigio de feminidad y coquetería, de dulzura y sensualidad a la vez; de cadencia, ardor y abrumadora desnudez sobre la pasarela. Se le veía corretear por aquí y por allá de un extremo a otro de la cantina, con paso danzarín y una energía incombustible; era una de esas verdaderas almas libertinas que solo existen para hacer de la vida algo digno de disfrutar sin despilfarro de ánimo ni pérdida de tiempo u oportunidad.

 

Pues bien, esta muchacha tenía talento para navegar sin daño en tugurios como este, beber cerveza como albañil y drogarse como punk. Eso y además: se ganaba el pensamiento durante varias horas o días de todos aquellos quienes la veíamos en sus convulsiones dancísticas; y se ganó el mío en especial. En la mayoría de sus ejecuciones sobre la pasarela o alrededor del brillante tubo cromado ella volteaba su rostro pálido y sudoroso hacia mi cubículo desde el cual manejaba la música y las luces multicolor; ella dirigía sus miradas brillantes hacía mí sin avistarme en medio de la oscuridad, pero sabiendo que me embelesaba y sin duda la miraba, me regalaba su mejor sonrisa y su mejor evolución sobre la pista y luego, al terminar de ejecutar su número “el momento sexy”, bajaba las escaleras, se metía en mi reducto a oscuras y me obsequiaba besos en las orejas, palabras ardientes o alguna de sus prendas perfumadas. Así era con todos, generosa con sus estallidos de terremoto.

 

Este pequeño prodigio de alegría andante, esta pequeña mujercita, nos regaló en una mala tarde, uno de sus mejores días sobre el mundo: se encontraba “copeando” con un par de clientes, dos viejos lobos de las cantinas quienes pagaban el dinero necesario para que jovencitas como ella les acompañaran; tenían al menos unas cuatro horas de tertulia cuando, en el punto más animado de la fiesta, ella se puso de pie, se quitó las enormes zapatillas de plástico para luego aventarlas con gesto teatral a un rincón sobre el templete de los músicos, se acomodó el cortísimo vestido entallado color azul rey y luego se puso a bailar como gitana: levantaba las manos y batía palmas, giraba sacudiendo las caderas. Su cabello largo y negro parecía un enorme pájaro nocturno luchando contra ella para liberarse de esa posesión demoníaca que le hacía moverse como una loca; esas evoluciones tenían a todos perplejos, sometidos por una emoción (y la esperanza de que comenzara a desnudarse) que los mantenía sembrados y temblorosos sobre las sillas.

Al fin, el más viejo de quienes le pagaban la copa, golpeó una botella contra la mesa a manera de balazos, rompiendo el encanto en el cual estábamos todos hundidos, y le gritó entre risas: “¡hey, ven acá pinche cabrona maníaca, no te estoy pagando para que le bailes a todo mundo” Ella se detuvo al instante con aires de ofendida, golpeó el suelo con su pie descalzo mientras cruzaba los brazos y sacaba las nalgas, hizo un gesto de puchero para luego tomar vuelo y dirigirse a la mesa con pasos de bailarina de ballet, agarrar una botella de cerveza y bebérsela

de tres tragos, golpearla contra la mesa emulando al viejo con voz ronca y gestos actorales: “no te estoy pagando para que le bailes a todo el mundo (“pinche viejo amargado”-agregó)” luego soltó una de sus hermosas carcajadas musicales y se dejó caer sobre los muslos del anciano.

 

Todos la conocíamos como Aurora Borealis, la excitante bailarina de pasarela quien a sus dieciocho años de edad recién cumplidos ya era una de las “coperas” más solicitadas en toda la zona sur de la ciudad; se llamaba en realidad Flor Jacaranda pero por mí y todos sus amigos, se dejaba acariciar con el apelativo de Yaqui, una jovencita fugada de su marido desde una ciudad del sur del país; una mujer atribulada por el miedo de morirse dormida, que le temía a los “aparecidos”, a los perros negros, a la oscuridad en los cuartos de renta y a los feroces estruendos de los rayos en noches de tormenta; una mujercita de hablar fluido y cotorro en sus explosiones químicas de drogas duras; de voz queda y tristona cuando estaba sobria; amaba las flores, las ranitas de cerámica con sus caritas femeninas y hociquitos besucones (yo soy una ranita como esta, que espera al príncipe que le robe un beso y la convierta en su reina. Decía), a los gatitos desvalidos y todos aquellos a quienes ella consideraba, según su juicio “hombres de verdad y no mamadas; que tengan muchos detalles lindos y miradas tiernas, que sean sobre todo unos buenos roba-besos”

 

Aurora Borealis fue encontrada muerta en un basurón municipal situado al norte de la ciudad.

Su cuerpo vuelto un escombro de huesos y cenizas; una apología a la maldad y a la mala índole citadina contra mujeres como ella, un tributo a una sociedad podrida hasta sus cimientos más profundos.

Flor Jacaranda, una triste y breve historia local reducida a un espacio escondido entre notas rojas de alto impacto y promocionales de productos para una mejor lubricación vaginal o una poderosa erección del pene; Yaqui en un basurero municipal, con su cuerpo garbo, blanco, con su cabellera negra otrora pájaro nocturno, con sus mordidas en las orejas, con sus

palabras sensuales y ropa de bailar… con todo su ser; su desnudez abrumadora reducida a un trozo de carne chamuscada.

Quemada viva, Aurora Borealis apenas pudo ser identificada pues el fuego no alcanzó a devorarla completo. Los verdugos no alcanzaron a borrarla por completo del mundo a pesar de triste holocausto que intentaron contra ella: en su pierna derecha tenía un tatuaje del Escorpión del Zodiaco; junto a su cadáver hallaron su bolso, sus escasas pertenencias desperdigadas entre la basura: sus abalorios de puta, sus cajitas de maquillaje “dark”, sus lápices labiales y dos estuches para lentes de contacto, uno de ellos vacío y el otro que portaba unos de color rojo-fuego.

Dos días anteriores al cual hicieron la denuncia de desaparición la vieron salir de uno de los muchos bares de la zona norte de la ciudad junto a otra bailarina y acompañadas, dicen, por al menos cuatro hombres con aspecto de sicarios.

Fue encontrada muerta junto a su amiga: “quemadas vivas”, dijo el médico forense a la madre de la otra jovencita.

El cadáver de Jacaranda nadie lo reclamó, fue depositado en la fosa común después de un mes de haber sido encontrado. No dejó ningún recuerdo en la ciudad, ningún atisbo vital que pudiera hacerle recordar cómo alguien que caminó por estas calles; su voz cantarina, su risa musical y sus aspavientos corporales ya han sido olvidados debido a la vorágine de los días cargados de nuevos espantos.

A mí solo me dejó sus mirar de ojos “azules” fija en mi rostro embelesado e invisible, tres de sus prendas de baile olor a Aurora Borealis, su luz expansiva y de colores reflejada en su piel blanca que me iluminaba los días en mi oscuro cubículo de deejay, de miércoles a domingo.

 

Flor Jacaranda fue una aurora, mi aurora.

Para todos fue en vida esa belleza hoy olvidada: Aurora Borealis.

Publicado en NARVÍBOROS(Narrativa)
Martes, 12 Noviembre 2019 06:50

Luz revelándose / MIGUEL TONHATIU ORTEGA /

 

 

 

 

Luz revelándose

MIGUEL TONHATIU ORTEGA

 

 

 

Retorno al mismo espacio

donde las lecturas de día

se resuelven con lámparas fijas;

se leen, como yo las leo,

en forma de antiguas historias.

El eco de esquina a esquina

aborda el segmento de sonido

de un trozo de relato

descrito en pasado anterior:

con una taza de café en las manos,

hecha de un brillo matutino e imberbe;

una frígida luz revelándose

ante los nubarrones exiguos y el sol:

son las ocho.

Amaneció la superficie húmeda

como si la lluvia tuviese un rencor escondido,

como si la noche, como si la lluvia, como si el rencor,

como si el día o la nube fueran determinantes para escribir.

 

Las palabras no existen,

sólo es mi eco.

 

 

 

 

 

 

 

Cuerpo desnudo en Uruguay

 

I

 

¿Hubo ciudad para ti,

en ese bosquejo de formas:

el concreto y la naturaleza

que renunciaban por ver a la muerte?

 

Pudo, quizá, no existir vuelo

que tuviera el fondo de Chet Baker

y la trompeta inusual para seguir la música

sobre la orografía; los ríos y ciertos mares.

 

Tu cuerpo fue un árbol frondoso y sutil,

en marzo desprendió su aroma

único (vuelta), impelido por la forma del aire.

 

Fue la gracia, el tintineo del aire

y el fruto cayó lejos del durazno;

y tus manos como cuerpo desnudo en el Uruguay

ya no poseían sentido franco.

 

 

 

 

 

 

 

 

II

 

Se revelarán las piedras en tu jardín.

El mármol afilará el brillo del amor,

nunca estuvo dirigido al sitio del encuentro.

 

Mis palabras secas sólo son útiles

ante un viento inmortal que niega la pérdida.

 

Hay un canto en una habitación vacía:

lo trazas para siempre y el sol lo valida.

 

Volverán las hojas de un cuerpo de otoño;

no estaremos, entonces,

porque el viento tramará venganza

por este encuentro fallido,

nunca llegó al puerto alguno:

bajar las escaleras, mirar tu maleta;

eran sólo una parte del sueño

(ningún mago celeste pudo interpretarlo).

 

 

 III

 

La ciudad no era para ti,

Chet Baker se oye en el ambiente.

El mapa no permanecerá más sobre la mesa;

las efigies de tu jardín ya no se moverán,

sabrás que fui yo por ese viento,

nunca cesó de agitar el árbol

de ese jardín ficticio en que respiras.

 

 

Un cuadro antiguo[1]

 

 

Aparece en el suelo,

el cuadro donde un Cristo y su luz

emanaban desde una habitación vacía.

 

Otra vez, escuchaba,

la madera entre crujidos;

la cual los artesanos

teñían en retablos de óleo:

dominaban los nudos del benjuí,

la luz dentro del círculo:

cierta herida punzaba interminablemente.

 

Y el hombre hacía un movimiento

en dirección a la llaga: ¿Cristo?

 

Yo era uno que alumbraba

y veía mal,

miraba la luz

no tan próxima:

la luz, dije.

El vértigo era para ella:

una antorcha,

y algunos hombres;

la imagen de los aceites;

luego, la luz, el cuerpo y la llaga.

El olor de parafina.

 

Tomás, como yo, tocó la herida,

la luz me cegó.

Había nudos en los colores:

“Es cierto”, dijo Tomás.

Yo sólo pude decir que sí,

nunca más volví a ver el cuadro.

 

 

 

 

Caza del toro

Mugía el cielo nocturno.

Tomas Tranströmer

 

 

Animal mestizo como su fruto,

sumergido en un odio antiguo,

dormía a la intemperie,

la luna su luz:

un célebre día,

una bestia es un espejo.

 

Animales salvajes para ti,

para un cielo innecesario; eres el toro,

y el firmamento restañe,

la luna mata con sus astas desde anoche;

 

vuelve a tus ojos rojos con un arma sagrada,

baja la colina, intacto,

esconde cierto mugir y cierto odio:

el filo saldrá de la vaina durante el día;

 

estoy seguro:

será en tu contra.

 

 

 

 

El sonido de tu cuerpo al caer

 

 

Cuando Mi funny Valentín ya no resulta

en el cielo cerrado de las calles sin amor:

Haz dicho que ninguna nota sobra en el jazz.

¿Qué hiciste?

La trama de la historia en Francia indica:

Aún se escuchaba la trompeta en los bares del centro

cualquiera reconocería tu sonido entre el polvo.

 

No he vuelto por las mismas calles

Y luego, la metadona, hace tiempo;

mi corazón sonaba al ritmo de esa trompeta.

 

Escuché tu música,

aquella noche, Gerry Mulligan te acompañó.

Una mujer negra bailaba conmigo.

He olvidado,

He dejado atrás la piedad del poema.

Me devora la historia

Y tu tocas la trompeta con toda calma:

Autumn leaves” suena y desintegra las hojas.

He olvidado quién soy,

no deseo escribir, hermano.

Algo de Ámsterdam,

algo de ese vacío en el edificio

tu cuerpo vuelve a tierra.

Aunque un hombre como tú se lance

desde la ventana del hotel.

(porque la metadona no fue suficiente):

Autumn leaves

y el último sonido de tu cuerpo al caer:

he olvidado quién eras, Chet.

 

 

 

ALONE TOGETHER

(Chet Baker y Bill Evans)

 

Justo así con tu sonrisa,

Cuando aún no construías

El mundo con el sonido de la trompeta

(un regalo de tu padre).

 

Aún el susurro no delibera

“me han dejado solo”, dices,

El saxofón responde y yo creo que sí.

 

No han muerto aquellos

Que te escucharon en Europa.

No eres tan viejo.

LA trompeta deja a la luz vulnerada:

El tiempo posee el miedo

De cometer el erro al pasar a través del sonido:

En los metales dorados, Chet.

¿Qué se escucha? ¿Son las percusiones?

El aliento es un dios.

Abre la puerta al fin, silencio;

Nadie se espera la vuelta,

 La trompeta utiliza la mudez como arma

Solo develada en el periplo de un sueño.

Chet Baker, sí, silencio, sí Chet…

 

 

 

El sol no ha dejado de llover

 

Se han hecho matemáticas

Con el polvo sobre los muelles;

La insana quietud del viento se revela:

No volverá jamás.

 

Si un guarismo cubriera

Toda significación del viento,

Si por soplo entendiéramos un número

Enlodado, seco o revuelto

Entre las cosas viejas del mundo.

 

El viento sí,

El viento sedicioso

Levanta cualquier rebelión sobre la tierra.

El aire, padre, ahoga cualquier murmullo

Como agua destilada por siglos en una colina olvidada

- nos resulta imposible reconocerlo como hombres.

 

En la laguna, el viento azotaba

Los candiles con hachones

Y movía la hierba con serpientes.

 

El hombre confundía

El amor con el bambú.

 

Es que era el viento mismo

El que ha visto la caída de las eras

Y sus hermosas ruinas:

Era el viento asiático del alba.

 

Como alimento del fuego,

El fuego se convierte en su hijo devoto y solo:

Silente, enamorado de la materia.

 

El viento imbécil que hostigas la tierra,

Viento de vuelta al laberinto de Asterión,

El viento de mi mesa, en mis manos.

 

Este viento que me hace inortal

Por un instante seco.

 

Las matemáticas lo tocan todo,

pero desconocen

el viento es sabio sediento,

aun viejo puede vencer.

Silencio, silencio, viento.

 

[1] Basado en La incredulidad de Santo Tomás de Sebastián López de Arteaga (1610-1652).

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

A finales de septiembre en la Mixteca

César Rito Salinas*

 

 

Angélica 1

 

El mundo vendrá, ya es otro.

Nos tocamos las nalgas

antes del zumbar de la licuadora,

recién después de tu cara de sueño,

a la hora en que sobre Kaba Teku

la niebla atraviesa los árboles,

a la hora en que la gota de agua rompe estalla,

antes del juego de la mañana

nos tocamos las nalgas.

 

 

Angélica 2

 

De las cosas dolorosas nos salva el rostro

de la niña y el niño que fuimos,

que somos.

¿Qué nos lleva a recordar el pasado?

¿Qué amor nos pone ante la desgracia pasada?

Me dices de tu hermana,

de las horas de dolor buscando remedios,

del hábito carmelita que le hicieron portar

todo un año

mientras esperaban el milagro

de la muñeca que le regaló tu abuela

-dices muñeca y tus manos buscan entre

nuestra ropa recién lavada.

Puedo ver el amor,

el perdón que entregas a las horas ingratas.

El mundo vendrá con su carga del pasado,

será otro.

Puedo mirar en esta hora de la mañana

a la niña enferma,

al cordón de su hábito lleno de polvo.

El amor nos lleva a recordar las horas duras del pasado

para saber que nada pudo matarnos.

 

 

Angélica 3

 

Si pudiera decirte las cosas

que caben en una balada

te diría que la niebla avanza

sobre el camino

con su paso de flores azules,

si pudiera decirte algo, cualquier cosa,

esta noche en la que estás en la cama

y yo en la cocina.

Si pudiera decirte que necesito dormir

contigo, si pudiera

sólo hacer los pasos

hasta llegar a la cama

y abrir las sábanas

y descansar contigo.

Suena la balada triste.

Tú estás en la cama

y yo en la cocina.

 

 

Angélica 4

 

Hay un aire sagrado en cada intento

que nos conduce a la derrota.

Las flores crecen al borde del abismo.

Hay algo que se derrumba y nos contempla,

que nos mira

como si fuéramos viejos amigos.

Tal vez esta noche sólo puedo decir cosas tristes.

Tal vez esta noche sólo soy insomnio.

Quiero escribirte de las flores y el abismo,

quiero decirte que los aires del desastre

nos empujan –hay niebla, frío-,

puede ser que algo muera cuando estas letras nazcan.

El abismo llama a las flores,

la niebla empuja fuerte hacia el barranco.

Mi mano busca esta libreta como único

espacio para fugarnos.

 

 

Angélica 5

 

Quiero decirte esta mañana

que tus calzones vuelven por sus fueros.

La mañana ocurre entre rebuznos enamorados.

El sol se abre sobre nubes rojas, “hará calor”, dijiste,

La tierra arde desde lo diminuto,

así, como cuando tú pones

la planta de tus pies

sobre mi empeine.

Quisiera decirte que tus calzones azules

vuelven a enamorarme

con su justa tensión

sobre sobre tus nalgas.

Tu vientre entra a la tela

como un guante a la mano,

cabeza al sombrero,

espuma y arena.

Sales reina,

del cuarto de baño.

 

 

* Tehuantepec, Oaxaca, 1964.

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
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